samedi 21 décembre 2019

TRAFFIC











THE LOW SPARK OF HIGH HEELED BOYS
1971
U.K.

MUSICIENS :

Steve Winwood – lead vocals (1, 2, 5, 6), guitar, piano, organ
Jim Capaldi – lead vocals ( 3, 4), percussion, backing vocals (6)
Chris Wood – saxophone, flute
Ric Grech – bass, violin
Jim Gordon – drums
Rebop Kwaku Baah – percussion

With:
Mike Kellie – drums (6)


TITRES :

1. Hidden Treasure
2. The Low Spark Of High-Heeled Boys
3. Rock & Roll Stew
4. Many A Mile To Freedom
5. Light Up Or Leave Me Alone
6. Rainmaker 

 TRAFFIC

A l’image de la pochette au design très sophistiqué ( un cube coupé en biseau avec deux angles opposés), la musique de Traffic, désormais se détourne de la soul pour opérer un mélange très subtil entre improvisations jazz, rythmes  funky  et mélodies pop.
Steve Winwood chante avec plus de retenue et assure avec brio les parties de piano, d’orgue ainsi que la guitare. Le long morceau qui donne son titre à l’album « The low spark of the high heeled boys » est la pierre angulaire du recueil. 
L’expression , comme les notes de pochette le signalent , a été inspiré par l’acteur de Bonnie and Clyde, Michael J Pollard. Celui-ci au cours d’une discussion avec Jim Capaldi et Steve Winwood évoque « La douce étincelle des garçons aux semelles compensées » en parlant de la nouvelle vague rock qui submerge l’Angleterre à travers T Rex : le glam rock.Une idée de texte naît en Jim Capaldi qui va se servir de cette image pour traiter d’un sujet qui lui tient à cœur: les aléas du succès et la dureté du milieu musical vis à vis des musiciens. Un vers est particulièrement explicite quant au dégoût de Jim Capaldi sur ce milieu : « L’homme en costume a acheté une toute nouvelle voiture avec le profit qu’il a tiré de tes rêves ». Le reste du texte est une réflexion désabusée sur le fossé entre les financiers de la musique et ceux qui la jouent. Cette charge s’explique par la sortie sans l’accord du groupe de deux albums  Last Exit  assemblage hasardeux de faces b studio et de live et le plus récent Welcome to the canteen  au son très moyen. Musicalement, le morceau se partage entre développements jazz (le jeu de Steve Winwood est à son sommet de finesse) et un refrain rock très accrocheur : cette combinaison astucieuse permettra au morceau de passer à la radio malgré ses onze minutes. (Music Story)


 traffic


TRAFFIC- 1968
JOHN BARLEYCORN MUST DIE - 1970




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