ROCKS PROGRESSIFS ET PSYCHEDELIQUES 70'S

ROCKS PROGRESSIFS ET PSYCHEDELIQUES 70'S

mercredi 4 novembre 2026

CORNUCOPIA

 





FULL HORN
1973
GERMANY

MUSICIENS :
Wolfgang Kause - lead vocals, voice
Kai Henrik Möller - lead & acoustic guitars, backing vocals
Christoph Hardwig - keyboards, guitar, backing vocals
Wolfgang Bartl - bass, backing vocals
Wolfgang Gaudes - drums, percussion, 12-string guitar
Rudy Holzhauer - percussion
Harry Koch - effects, percussion, voice

With:
Jochen Petersen - saxophones, flute, guitar

TITRES :
1. Day of a Day-Dream Believer
- a. Humanoid robot show
- b. Hope - Part one
- c. Disillusion
- d. Hope - Part two
- e. Death of a clown
- f. D-daily review
- g. Night, night - Mankind's motor-dream
- h. The sound of national caughing
2. Morning sun (version 127)
3. Spots on you, kids 
4. And the madness... 
Cornucopia incarnait la fantaisie, l'originalité et la diversité. Sur leur unique album, "Full Horn", enregistré en 1973, Cornucopia proposait un rock fusion excentrique, aussi convaincant dans la suite de vingt minutes "Day Of A Daydreambeliever" que dans le morceau rock concis de trois minutes "Morning Sun". 
Cornucopia a su éviter l'écueil de la prévisibilité et a apporté son style unique et intellectuel à l'évolution  du rock progressif allemand.
 Ce style était l'œuvre du producteur Jochen Peterson, ancien membre d' Ikarus.
Full Horn  est resté le seul album de Cornucopia. 
Les raisons de l'échec de ce groupe hambourgeois restent sujettes à interprétation. L'une d'elles pourrait être le manque d'efforts de Cornucopia pour soigner son image et sa difficulté à accepter les règles de l'industrie musicale. 
Le groupe tenait à préserver sa liberté et se contentait d'une promotion à contrecœur. Ils espéraient une grande reconnaissance pour "Full Horn", mais face à l'absence de succès, Cornucopia fut si désillusionné qu'en 1974, ils se séparèrent.

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PROSPER

 




BROKEN DOOR
1975
GERMANY

MUSICIENS :
Evert Brettschneider - electric & acoustic guitars
Fritz Fey - electric & acoustic guitars, vocals
Ernst Müller - Fender Rhodes, Mellotron, Mini-Moog, electronics
Matthias Geisen - bass
Friedhelm Misiejuk - drums, percussion

TITRES :
1. Beginning
2. Burning in the Sun
3. Broken Door
4. Dance of an Angel
5. Your Country (5:40)
6. Birds of Passage
7. Master's inspiration
8. Where the Sun touches the Water
La musique est principalement une fusion de krautrock et de jazz-rock, avec des touches de rock psychédélique-space rock et de rock progressif symphonique ou éclectique. 
Cet album propose des riffs et des progressions sombres et puissants, à la manière de King Crimson à l'époque de "Red" (1974), ainsi qu'un jazz fusion planant évoquant Mahavishnu Orchestra, avec des "vibes" présentes dans la plupart des morceaux et un jeu de guitare remarquable rappelant parfois John McLaughlin. 
On y retrouve également des sonorités proches de "From Books and Dreams" de Message (notamment les boucles spatiales de "Beginning") et du heavy jazz rock de "Dance of the Flames" de Guru Guru. 
Ces comparaisons ne rendent toutefois compte que d'une partie de la musique, car on y trouve d'autres styles que je ne saurais décrire, et Prosper possède un son bien à lui. 
D'autres références plus générales – Alcatraz, Morpheus, Moira, Gomorha, Dennis, Et Cetera (Birds of Passage), Return to Forever… –
sont présentes. 
Chaque morceau possède un style différent, ce qui fonctionne à merveille sur l'album. Les titres instrumentaux planants, sombres et progressifs ("Dance of an Angel", "Beginning" et "Where the Sun Touches the Water") alternent avec des morceaux plus mélodiques et chantés comme "Burning in the Sun" et "Your Country", ainsi qu'avec le titre instrumental jazzy et intimiste "Birds of Passage". "Broken Door"  mêle quant à elle ces deux styles. 
Tous les morceaux sont excellents, à l'exception de "Birds of Passage" et "Your Country" qui, bien que toujours très bons, se démarquent moins. Ils offrent néanmoins, à mon sens, des contrastes stylistiques bienvenus, apportant espace, énergie et profondeur à l'album. 

Difficile de décrire précisément ce que j'aime dans cet album… Il regorge de superbes mélodies, possède un charme singulier, une orchestration remarquable, un jeu jazzy savoureux, une écriture subtile, une structure d'une ampleur psychédélique et une grande variété de morceaux. Quel dommage que ce groupe n'ait sorti qu'un seul album studio ! C'est un classique du krautrock et du jazz-rock/fusion qui mérite une bien plus grande reconnaissance.
A écouter, Absolument!
(acidhappy)

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EELA CRAIG

 




EELA CRAIG
1971
AUSTRIA

MUSICIENS :
Horst Waber - drums
Harald Zuschrader - organ, flute, guitar, sax
Hubert Bognermayer - keyboards
Gerhard English - bass
Heinz Gerstenmair - guitar, organ, vocals
Will Orthofer - vocals, sax

TITRES :
1. New born Child
2. Selfmade Trip
3. A New Way
4. Indra Elegy
5. Irminsul
6. Yggdrasil
7. Stories
8. Cheese
EELA CRAIG (un nom inventé) est l'un des groupes les plus connus de la scène prog autrichienne des années 70 (bien moins développée que celle de l'Allemagne voisine). Formé en 1970 à Linz, le groupe a sorti plusieurs albums marquants dans les années 70 et 80. 
Leur premier album éponyme, paru en 1971, quatre ans avant leur virage vers un style plus grand public, a marqué les esprits. 
Si EELA CRAIG était surtout réputé pour son prog symphonique, ce premier opus, avec une formation profondément remaniée, proposait un mélange original de rock psychédélique et progressif, mêlant musique classique, électronique, jazz et blues.
Pionnier du prog, le groupe a été comparé à ELP (avec son album "Tarkus "), King Crimson, Out Of Focus et Colosseum, mais a finalement trouvé sa place à mi-chemin entre ces différents styles.
 Stylistiquement, ce premier album propose un son rock puissant, dominé par l'orgue, évoquant souvent une version plus jazz de Deep Purple, avec de nombreuses touches folk à la flûte rappelant des groupes anglais comme Gracious ou Beggars Opera, le tout dans un rock psychédélique aux tempos plus lents et apaisés, un peu à la manière de l'atmosphère détachée de « Riders On The Storm » des Doors. 
On y trouve aussi des moments d'expérimentation psychédélique débridée, avec des techniques de production plus proches des années 60 que de la scène prog des années 70, faisant de ce premier album une de ces œuvres de transition où le rock psychédélique se muait en prog. (siLLy-puPPy)

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dimanche 25 octobre 2026

DRUID

 





FLUID DRUID
1976
U.K.

MUSICIENS :
Neil Brewer - bass
Dane - guitars, vocals
Andrew McCrorie-Shand - keyboards
Cedric Sharpley - drums, percussion
 
TITRES :
1. Razor truth
2. Painter's clouds
3. FM 145
4. Nothing but morning
5. Crusade
6. Barnaby
7. Kestrel
8. Left to find
9. The fisherman's friend
druid
Avec "Fluid Druid", Druid a poursuivi sa route influencée par YES, et il n'y a rien de mal à cela, même si les parties de basse et de guitare, en particulier, sonnent comme si elles étaient jouées par des clones de Squire/Howe. 
La musique est un fantastique morceau de rock progressif symphonique, avec des claviers atmosphériques, des solos de guitare, des passages éthérés et des accents plus dramatiques.
La voix de Dane Stevens est en pleine forme pour accompagner la complexité instrumentale, et le point fort de Druid est qu'ils n'avaient pas besoin de beaucoup d'espace pour déployer des structures progressives et des idées rock originales. 
Alors qu'ils travaillaient sur un troisième album (Newfoundland), ils ont décidé de se séparer en 1977. 
Stevens et Brewer ont ensuite joué dans le groupe prog/punk The Never Never Band, tandis que plusieurs années plus tard, Brewer, McCrorie-Shand et Sharpley se sont réunis pour former Tinderfish. (apps79)

DRUID





mercredi 21 octobre 2026

MANFRED MANN CHAPTER THREE

 




VOLUME TWO
1970
U.K.

MUSICIENS :
Manfred Mann - organ, brass arrangements
Mike Hugg - piano, electric piano, vocals, brass arrangements
Bernie Living - alto sax
Steve York - electric & acoustic basses
Craig Collinge - drums

TITRES :
1. Lady Ace 
2. I Ain't Laughing 
3. Poor Sad Sue
4. Jump Before You Think
5. Its Good to Be Alive
6. Happy Being Me
7. Virginia
Incroyablement Unique, Fou, Magique et Magnifique… 
Voici Manfred Mann comme vous ne l’avez jamais entendu auparavant… 
Vous n’imagineriez JAMAIS qui se cache derrière ce projet. La quintessence de la musique underground. 
Je suis bluffé ! 
(Chronique Toshey)

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samedi 17 octobre 2026

THE O BAND

 




WITHIN REACH
1976
U.K.

MUSICIENS :
Craig Anders - Vocals, Peddle Steel Guitar, Slide Guitar 
Jonathan Pix Pickford - Lead Vocals, Guitar
Mark Anders - Bass
Derek Ballard - Drums, Percussion
Jeff Bannister - Vocals, Piano, Electric Piano, Organ, Synthesizer

TITRES :
1. A Smile Is Diamond
2. Feel Alright
3. Lucia Loser
4. Dontcha Wanna
5. Money Talk
6. Still Burning
7. Paradise Blue
8. Long, Long Way
9. Within Reach
10. A Smile Is Diamond
11. Coasting
12. Love Ain't A Keeper
La seule chanson dont je me souvenais vaguement, de cet album était la fantastique "A Smile Is Diamond", mais j'avais complètement oublié le reste.
L'album le plus réussi de A Band Called 'O' a bien plus à offrir que son unique et inoubliable morceau épique de six minutes en ouverture. 
"Lucia Loser" et "Paradise Blue" sont des chansons entraînantes, tandis que "Still Burning" et l'instrumental "Within Reach" (très "Pink Floyd") nous séduisent par leur approche plus sophistiquée.
Mais le véritable point fort est "Long Long Way", une sorte de morceau de rock progressif de la côte ouest américaine, avec un solo de guitare remarquable, délicat et tout simplement magique d'une minute quinze au milieu, signé par le très talentueux Craig Anders. 
"Long Long Way" me rappelle les premiers Steely Dan et le Little River Band du milieu des années 70. 
Les titres bonus "Coasting" et "Love Ain't a Keeper" n'ont été utilisés qu'en face B de singles.
 Si ces titres avaient figuré sur l'album à la place de morceaux moins réussis comme "Feel Alright" et "Don't Cha Wanna", Within Reach serait devenu un véritable classique AOR.

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vendredi 16 octobre 2026

MANFRED MANN CHAPTER THREE

 





VOLUME ONE
1969
U.K.

MUSICIENS :
Manfred Mann - organ, police whistle, vocals (7), brass arrangements
Mike Hugg - piano, vocals, brass arrangements
Bernie Living - alto sax, flute
Steve York - bass, guitar, harp
Craig Collinge - drums

With:
Sue and Sunny - vocals (5)
Brian Hugg - guitar (4)
Harry Beckett - trumpet solo (6)
Derek Wadsworth - brass arrangements
Clive Stevens - tenor sax
Carl Griffiths - tenor sax
Dave Coxhill - baritone sax
Gerald Drewett - trombone
Sonny Corbett - trumpet

TITRES :
1. Travelling Lady
2. Snakeskin Garter
3. Konekuf
4. Sometimes
5. Devil Woman
6. Time
7. One Way Glass
8. Mister, You're A Better Man than I
9. Ain't It Sad
10. A Study In Inaccuracy
11. Where Am I Going
Manfred Mann Chapter Three est un groupe de jazz-rock expérimental britannique, originaire de Londres, en Angleterre.
Chapter Three était un projet parallèle de Manfred Mann explorant le territoire du prog-jazz fusion. 
C'est un excellent premier album, dont le seul véritable défaut réside dans sa longueur et la longueur excessive des morceaux. On y trouve parfois trop d'improvisations, mais dans l'ensemble, c'est un album qui peut s'avérer très enrichissant si on l'écoute dans de bonnes dispositions.

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