mercredi 12 août 2026

HOUNDS

 





UNLEASHED
1978
U.S.

MUSICIENS :
John Hunter - vocals, keyboards, lyrics
Glen Rupp - guitars, backing vocals
Jim Orkis - guitars
Joe Cuttone - bass, backing vocals
John Horvath - drums, percussion

With:
Dan Wyman - synthesizer (09)

TITRES :
1. Drugland Weekend
2. When The Boppers Turn To Rockers
3. Bite The Dog
4. Janine Tangerine
5. I’ll Be Your Magic Man
6. Bad Blood Between Us
7. Portrait Of A Dead Man
8. Love Me, Shove Me
9. The Alleys Of Love
 John Hunter, a été le pilier et le principal compositeur du groupe tout au long de son existence. Celle-ci a duré près d'une décennie et, malgré leur longévité, le succès international n'était pas au rendez-vous. Rétrospectivement, Hounds est devenu un groupe culte pour ceux qui se souviennent de l'époque où le rock and roll était encore la voix d'une génération rebelle. 
Avec des claviers prédominants et des arrangements majestueux, Hounds était à l'avant-garde du mouvement AOR qui a déferlé sur les ondes américaines à la fin des années 70.

SUNDAY




mardi 11 août 2026

DIABOLUS

 





DIABOLUS
1971
U.K.

MUSICIENS :
John Hadfield - Lead Guitar, Vocals
Anthony Hadfied - Bass, Vocals
Philip Howard - Flute, Keyboards, Saxophone, Organ, Piano
Ellwood Von Seibold - Drums

TITRES :
1. Lonely Days
2. Night Clouded Moon
3. 1002 Nights
4. 3 Piece Suite
5. Lady Of The Moon
6. Laura Sleeping
7. Spontenuity
8. Raven's Call

En 1971, le quatuor enregistre un album sous le nom High Tones dans les studios londoniens Sound Techniques avec à la production Hugh Murphy. Toutefois, pour des raisons commerciales, aucun label britannique ne souhaite imprimer High Tones. Cela aboutira à la séparation de Diabolus.
On ne sait par quel coup du diable, mais les bandes atterrissent chez le label allemand Bellaphon, qui s’empresse de publier le 33 tours sous forme éponyme uniquement en Allemagne de l’Ouest. A ceci près que cela se fait à l’insu du quatuor.
Entre rock progressif et rock jazz, traversé de flûtes irréelles et de saxophones fiévreux, Diabolus déploie une musique brute mais sophistiquée, pleine de contrastes : tantôt bucolique et aérienne, tantôt électrique et presque sauvage. Si l’on veut des références, on peut facilement citer Colosseum, Traffic, Van Der Graaf Generator, Caravan ou encore Jethro Tull. (ClassicRock80)

SUNDAY



dimanche 2 août 2026

LOTTI GOLDEN

 





LOTTI GOLDEN 
1971
U.S.

MUSICIENS :
Lotti Golden - vocals
Hugh McCracken - guitar, harp, whistle
Chet Amsterdam - bass
Paul Griffin - piano, organ
Mike Mainieri - piano, vibraphone, organ, percussion
Dennis Seiwell - drums, percussion
Joe Farrell, Marvin Stamm, Randy Brecker, Ronald E. Cuber - horns

TITRES :
1. Staircase Between The Floors
2. Do You Use It
3. North Carolina Sun
4. Ballad Of Little H
5. Tell Me What’s On Your Mind
6. Mean Dog Blues
7. Just Like The River (Ballad Of Jimmy Hill & Me)
8. This Time I Wanna Lose
9. Lately (I Feel Like I Wanna Wake Up Out Of This Dream)
10. It Feels So Good, Do It Again
11. Just Like The River (Reprise)

Le deuxième album de Lotti Golden chez GRT fait suite à son premier opus, "Motor-Cycle" (Atlantic, 1969). "Lotti Golden" se distingue de "Motor-Cycle" par sa composition de chansons individuelles, contrairement à son premier album concept qui l'a propulsée au rang d'artiste culte. 
Si cet album éponyme ne possède pas la même dimension extravagante que son premier disque, les morceaux sont bien écrits et interprétés, mettant en lumière d'excellents musiciens.
 Nombre d'entre eux sont particulièrement intéressants. "Lately…" est un fabuleux morceau gospel-blues, tandis que "Ballad of Little H" évoque l'univers de Buffy Sainte-Marie. "Staircase Between the Floors" a un petit côté Dr. John, tout comme "Walk on Gilded Splinters", et "This Time I Wanna Lose" est très Billie Holiday : une pièce poignante et pleine de soul, avec un magnifique solo de saxophone. À écouter absolument, que vous soyez un fan de Golden ou un nouveau venu.

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dimanche 26 juillet 2026

YANCY DERRINGER

 





OPENERS
1975
U.S.

MUSICIENS :
Boyd Williamson "Zoid" - Vocals, Guitar
Lynn "Lance" Gnatzig - Drums, Vocals
Gabriel Berrafato "Gabe" - Bass
C.F. Kuchler "Charlie" - Lead Vocals, Hammond Organ, Mini Moog, Mellotron, Piano

With:
Darleen Koldenhollen - Backing Vocals
Melody Magnuson - Backing Vocals

TITRES :
1. Pass The Wine
2. Rocket Roll
3. Aero Plane
4. I Thought Alot Today
5. Welcome On
6. Standing On The Edge
7. Weedburner
Le quatuor Yancy Derringer s'est formé à Monroe, dans le Wisconsin. Auparavant connu sous le nom de Birth, le groupe a adopté le nom de Yancy Derringer en avril 1974, lorsque Boyd Williamson a remplacé Bill Schmidt à la guitare. Birth, quant à lui, était issu d'un groupe appelé Atlantic Ocean. Le groupe se produisait le plus souvent à six, mais il arrivait que les dix membres, y compris les cuivres, soient présents sur scène.

Yancy Derringer a joué dans de nombreux bars, festivals et salles universitaires du Midwest, se constituant un large public fidèle grâce à leurs groupes précédents. Bien qu'ils aient tendance à composer leurs propres chansons, ils ont également repris avec succès le répertoire de Mott the Hoople, des Rolling Stones et de Creedence Clearwater Revival, et se sont aussi fait connaître pour leurs impressionnants medleys de morceaux de Led Zeppelin.





mercredi 22 juillet 2026

VAN DER GRAAF GENERATOR

 





THE QUIET ZONE
THE PLEASURE DOME
1977
U.K.

MUSICIENS :
Peter Hammill – vocals, electric and acoustic guitars, piano
Graham Smith – violin
Nic Potter – bass guitar
Guy Evans – drums, percussion

With: 
David Jackson – saxophone (1, 7, 9)
Charles Dickie - Synthesizers (bonus tracks 10, 12)

TITRES :
- The Quiet Zone (LP side 1):
1. Lizard Play
2. The Habit of the Broken Heart
3. The Siren Song
4. Last Frame

- The Pleasure Dome (LP side 2):
5. The Wave 
6. Cat's Eye / Yellow Fever (Running)
7. The Sphinx in the Face
8. Chemical World 
9. The Sphinx Returns 

Bonus:
10. Door (studio version)
11. The Wave (instrumental demo)
12. Ship of Fools (1977 French single B-side)
VDGG
Il ne faut que les premières mesures de "Lizard Play" pour se convaincre que, si le son a changé, la musique demeure. en ce sens que l'inspiration d'artistes comme Peter Hammill subit une constante évolution, mais limitée aux seules perspectives de son univers intérieur, de sa sensibilité. Ainsi peut-il exprimer des climats, des paysages un peu différents ; l'horizon, quoi qu'il arrive, reste intangible. Les inquiétudes qu'une certaine frange de ses admirateurs a pu nourrir dans l'attente de cet album auront donc été vaines, et manifesteraient à la limite une méconnaissance du personnage. 
En se séparant de Hugh Banton et David Jackson, Hammill ne compromettait en rien la démarche d'un groupe qui n'a jamais eu d'autre rôle que d'être l'interprète efficace et compétent de la musique de son leader. Mais chacun est naturellement en droit de regretter le départ des deux précités qui, depuis des années, avaient contribué à façonner une image, un son - on y revient - caractéristiques.

"The Quiet Zone" ne nous propose rien que l'on ne connaisse déjà ; une musique à la fois extrêmement riche et généreuse, mais tendue, exacerbée d'une intensité rare. Et tellement originale et inattendue, bien que l'on en connaisse toutes les déterminations, que l'on ne peut s'empêcher de penser qu'elle se situe à des lieues du reste de la production habituelle. Enfin, Peter Hammill possède une voix extraordinaire, dont il use avec une sorcellerie qui laisse pantois pour peu que l'on cesse de se référer aux éternels chanteurs qui tiennent le haut des charts. Une voix magnifique où les émotions les plus divers acquièrent une force, une beauté peu commune. Lorsque tout cela est mis au profit d'un talent poétique flamboyant, on s'inquiète de l'apathie méprisante que la plupart manifestent à l'égard d'un groupe qui aura toujours réussi à être exceptionnel.
 (MAGAZINE ROCK&FOLK NOVEMBRE 1977 N°130)

VDGG

dimanche 19 juillet 2026

OUT OF FOCUS

 






OUT OF FOCUS
1971
GERMANY

MUSICIENS :
Remingius Drechsler - guitars, stylophone, tenor saxophone, flutes, voice
Hennes Hering - organ, piano
Moran Neumüller - soprano saxophone, vocals
Klaus Spöri - drums
Stephen Wishen - bass

TITRES :
1. What Can a Poor Boy Do
2. It's Your Life
3. Whispering
4. Blue Sunday Morning
5. Fly Bird Fly
6. Television Program
Avec son premier album, à défaut d'avoir marqué les esprits, les Allemands de Out of Focus ont su proposer un album original, mêlant krautrock et influences jazz avec talent. Un an après, le groupe rempile et propose un successeur éponyme, que l'on espère forcément meilleur que l'opus de 1970. Après tout, un jeune groupe est en général créatif et déborde suffisamment de talent pour ne pas durer juste le temps d'un premier disque, n'est-ce pas ?
Il n'y aura pas d'exception : Out of Focus (l'album) est une réussite. Il est clairement supérieur à son prédécesseur, et confirme que le groupe a du talent à revendre. C'est d'autant plus fort que le style choisi est toujours le même. Enfin, toujours le même... pas tout à fait, en vérité. En effet, Out of Focus prend le parti d'accentuer son côté jazz, et de se faire plus plaisir sur la longueur. Cette évolution trouvera par ailleurs son aboutissement dans l'album suivant, Four Letter Monday Afternoon (1972).

Mais nous n'en sommes pas encore là. Out of Focus arbore ici un visage encore bien hybride, faisant tout aussi bien la part belle au kraut qu'au jazz.
Avec son deuxième album, Out of Focus impose un album plus réussi, plus intéressant et captivant tout en jouant presque exactement sur les mêmes cordes. Voilà une formation qu'on aurait aimé voir progresser encore plus et même connaître un peu les feux de la rampe. Las, Out of Focus restera un second couteau, qui de plus passera presque complètement du côté jazz-rock de la force dès son troisième et dernier album. (Donald974)




SPARKS

 






A WOOFER IN TWEETER'S CLOTHING
1972
U.S.

MUSICIENS :
Russell Mael - vocals
Ron Mael - keyboards
Earle Mankey - guitar
Jim Mankey - bass
Harley Feinstein - drums

TITRES :
1. Girl From Germany
2. Nothing Is Sacred
3. Beaver O'Lindy
4. Here Comes Bob
5. Moon Over Kentucky
6. Do Re Mi
7. Angus Desire
8. Underground
9. The Louvre
10. Batteries Not Included
11. Whippings And Apologies
Deuxième opus culte et avant leur fameuse trilogie anglaise, les Sparks nous gratifient d'un album tout simplement hallucinant d'inspiration et d'innovation. Les frères Mael, souvent copiés par les plus grands (Queen, Bowie, etc...), mais jamais égalés, sauf par eux-même, et particulièrement dans leurs trois chefs-d'oeuvres suivants, les meilleurs de toute leur longue carrière : le cultissime "Kimono my house" (et son non moins culte "This town ain't big enough for both of us", qui a été et reste encore aujourd'hui une référence indétronable dans son invraisemblable structure musicale et lyrique), le superbe "Propaganda" et l'exceptionnel "Indiscreet".
Est-ce de la pop ? Du rock ? Du glam/rock ? Impossible de les à situer exactement, tant les deux frères s'ingénuent à brouiller les pistes musicales, sonores et harmoniques, avec une facilité déconcertante et pour notre plus grand bonheur. (Martin Fennec)