samedi 21 février 2026

CHRISTMAS

 






HERITAGE
1970
CANADA

MUSICIENS :
Bob Bryden - all vocals, guitars, piano, organ, harpsichord, electric harpsichord, celeste
Rich Richter - drums
Robert Bulger - guitars
Tyler Raizenne - bass

TITRES :
1. Zenith
2. Rise Up
3. Goin’ To Oklahoma
4. Something Borrowed
5. Point Blank (It Scares Me)
6. Zephyr Song
7. Bustin’ Out Tonight
8. Blues On An Iceberg
9. April Mountain
10. Heritage
11. A Part Of Our Heritage
12. Don’t Give It Away
13. Farewell Sweet Loving
14. I’m A Song (Sing Me)
Groupe canadien distillant un rock psyché de premier plan enregistré à Toronto en octobre 1970 un album passé complètement inaperçu mais à réhabiliter d'urgence,
Les musiciens sont extrêmement jeunes de 16 à 19 ans ce qui rend leur performance tout à fait remarquable .....

tentacle


CAN

 






SAW DELIGHT
1977
GERMANY

MUSICIENS :
Holger Czukay – wave receiver, spec. sounds, vocals on 1
Michael Karoli – guitar, electric violin, vocals on 1, 5
Jaki Liebezeit – drums, vocals on 1
Irmin Schmidt – keyboard, Alpha 77, vocals on 1
Rosko Gee – bass, vocals on 1, 3
Reebop Kwaku Baah – percussion, vocals on 1

TITRES :
1. Don’t Say No
2. Sunshine Day And Night
3. Call Me
4. Animal Waves
5. Fly By Night
Can a été le premier groupe à tenter une fusion entre la musique de transe africaine et le rock, une innovation comparable à la fusion entre salsa et rock crée peu avant par Santana. En cela, Can a été un précurseur de la techno et des musiques polyrythmiques qui n'ont été acceptées par un public plus large que dix ans plus tard, grâce à des artistes comme David Bowie ou Talking Heads. Can avait tout inventé et a contribué à ouvrir la voie en Allemagne et en Europe à des musiciens africains comme Manu Dibango ou Fela Kuti.

Après une série de chefs d'oeuvres dans lequel Can a exploré des voies multiples, Tago Mago (musique de transe), Edge Baymasi (plus "planant"), Soon over Babulama (utilisation de rythme électroniques et incursion dans le Tango !) et Landed (hard rock), le groupe a perdu son inspiration. Sur ses derniers disques, les musiciens ont utilisé leur talent et leur savoir-faire pour s'amuser en parodiant des styles de musique comme le reggae (sur Flow Motion) ou même le french cancan. Ils ont finalement bouclé la boucle par une sorte d'auto-parodie, en revenant avec Saw Delight à la musique de transe de leur débuts, mais sans retrouver la spontanéité et le feeling qui caractérise Tago Mago.

Saw Delight est donc un album plaisant de musique rythmique et répétitive, au son assez "clean" pour ne pas choquer des oreilles habituées aux productions modernes, mais sans qu'y souffle le génie des premiers albums.

tentacle


vendredi 20 février 2026

GURU GURU

 





GLOBETROTTER
1977
GERMANY

MUSICIENS :
Roland Schaeffer - acoustic (7) & electric guitars, alto (5,7) & soprano (6) saxes, trumpet (8), vocals (2,4,5)
Ingo Bischof - piano (1,4-6,8), Moog (1,4,8), bass (5)
Hellmut Hattler - bass (1,3,6,8)
Mani Neumeier - drums, timbales (5), kalimba (7), steel drums (8), vocals (1)
Tommy Goldschmidt - drums & congas (5), percussion (1,6,8)

With:
Sepp Jandrisits - guitar (2,7)
Larry Muff - congas (5)
Jogi Karpentiel - bass (1,4), percussion (7)
Peter Kühmstedt - bass (2)
Michel Pilz - bass clarinet (6,8)

TITRES :
1. Rolling Through This City
2. I'm Really Into Rock'n'roll, Man
3. Moroso
4. When The Lights Go Out
5. Da-wee
6. May Dream
7. Simba Ku Limba
8. Globetrotter
GURU GURU
La première chose à noter concernant le neuvième album de GURU GURU, c'est que le nombre de musiciens a augmenté. En particulier, un festival de bassistes débarque, incluant Ingo Bischof, déjà claviériste du groupe, et Peter Kühmstedt, destiné à être seul à la quatre-cordes plus tard. On note que le côté big-band est quelque peu renforcé, sans compter une vraie-fausse incohérence due aux changements de musiciens de morceau en morceau, avec cependant une base permanente (Neumeier et le guitariste Roland Schaeffer).
Le morceau le plus impressionnant reste de loin l'ouverture "I'm Rolling Through the City". Son début en reggae relativement calme est trompeur, puisqu'il explose directement en orgie jazz-rock furieuse, à même de faire danser à toute berzingue. Osons le dire tout de go : "I'm Rolling Through the City" est la meilleure intro d'un album de GURU GURU sorti dans les années 70. (Forces Parallèles)

GURU GURU


dimanche 15 février 2026

THE CHARLIE DANIELS BAND

 







NIGHTRIDER
1975
U.S.

MUSICIENS :
Charlie Daniels – banjo, fiddle, guitar, mandolin, vocals
Taz DiGregorio – keyboards, vocals
Tom Crain - guitar, vocals
Charlie Hayward – bass guitar
Don Murray – drums
Fred Edwards – drums

With:
Toy Caldwell – steel guitar on "Damn Good Cowboy"
Jai Johanny Johanson – Congas on "Everything Is Kinda All Right"

TITRES :
1. Texas
2. Willie Jones
3. Franklin Limestone (Tom Crain)
4. Evil
5. Everything Is Kinda All Right
6. Funky Junky
7. Birmingham Blues
8. Damn Good Cowboy
9. Tomorrow's Gonna Be Another Day

Avec Fire On The Mountain, nous sommes rentrés de plain-pied dans la période dorée du Charlie Daniel Band. Si l'opus précédent a permis à Charlie et sa clique de fixer le son qui allait contribuer à sa popularité et de faire un appel du pied au camp des irréductibles opposants à la fusion du rock, de la country et du blues, Nightrider (1975), enregistré à Macon (dans les studios Capricorn, passage obligé pour qui se revendiquait southern rock), les rallie définitivement à sa manière de voir son rock aux couleurs du sud. Charlie bonifie plus encore ses compositions, leur fait visiter d'autres territoires et resserre les boulons d'un collectif auquel il peut tout demander. Non content de posséder des musiciens de premier plan (Tom Crain et Don Murray sont les petits derniers, officiant en lieu et place de Barry Barnes et Gary Allen), il se permet le luxe, vu son statut dans le landerneau, de pouvoir disposer du fabuleux guitariste gaucher Toy Caldwell (sur l'excellent Damn Good Cowboy), faisant bénéficier le disque d'une indéniable plus-value. En étant plus country qu'à l'ordinaire, Charlie et ses babas parviennent à faire mouche de Texas à Tomorrow's Gonna Be Another Day. Seul bémol, Funky Junky, surprenant dans sa parution d'origine (voir Honey In The Rock ou Uneasy Rider), à force d'être revu et corrigé, s'en trouve dénaturé et, non seulement perd de sa splendeur. mais également de sa crédibilité. (jean-claude)






PURE PRAIRIE LEAGUE

 





PURE PRAIRIE LEAGUE
1972
U.S.

MUSICIENS :
Craig Fuller – lead guitar, vocals
George Powell – finger-style guitar, rhythm guitar, vocals
Jim Lanham – bass guitar, background vocals
John David Call – steel guitar
Jim Caughlan – drums

With:
Hugh McCracken – guitar
Barbara Merrick – vocals
Starr Smith – vocals
James "Westy" Westermeyer – vocals

TITRES :
1. Tears
2. Take It Before You Go
3. You’re Between Me
4. Woman
5. Doc’s Tune
6. Country Song
7. Harmony Song
8. It’s All On Me
Les plus anciens, et amateurs de country-rock, n'auront pas perdu de vue PPL, alias Pure Prairie League, ce groupe de l'Ohio créé, dans un premier temps, autour de Craig Fuller (super auteur-compositeur), Tom McGrail, Jim Caughlan, des potes de lycée, complété ensuite par George Ed Powell, Kenny May, David Workman, John Call et encore plus tard, par Jim Lanham. 
De la fin des années 60 au début des années 80, Pure Prairie League a publié huit albums studio dont certains ne sont pas piqués des vers... En fait, il n'y avait pas qu'Eagles et consorts pour donner au sud et au country-rock ses lettres de noblesse. 
Ce premier album éponyme de 1972 retranscrit parfaitement le climat que tout accro du genre recherche dans cette musique. D'où un premier jet très réussi, avec de belles instrumentations, de belles guitares, de belles harmonies, un Craig Fuller inspiré lyriquement. Cet album sent bon les terres arides et désertiques d'où émergent quelques cactus chétifs. Produit par un certain Robert Alan Ringe, inconnu au bataillon, il met sur le devant de la scène Tears, Take It Before Tou Go, Song Harmony notamment, mais tout s'écoute avec plaisir. 
L'originalité de cette formation et de sa production discographique réside dans l'illustration très caractéristique de ses pochettes dessinées par Norman Rockwell, artiste américain très populaire dans les années 50/60.




lundi 26 janvier 2026

BRONCO

 






SMOKING MIXTURE
1973
U.K.

MUSICIENS :
Paul Lockey - Guitar, Lead Vocals
John Pasternak - Bass
Kevyn Gammond - Guitar, Vocals
Pete Robinson - Drums, Harmonica
Dan Fone - Guitar, Keyboards, Vocals

TITRES :
1. Steal That Gold
2. Tennessee Saturday Night
3. Tell Me Why
4. Attraction
5. Southbound State Express
6. Turkey In The Straw
7. Zonker
8. Blueberry Pie
9. Strange Awakening
BRONCO
Suite à un second échec commercial de Country Home, et à un grave accident de la route qui blessa grièvement Pasternak et Robinson, Roden quitta le groupe et se lança dans une carrière solo irrégulière, opérant une reconversion professionnelle complète en devenant graphiste au milieu des années 1980. Blunt fit de même peu après, et Kevyn Gammond reforma le groupe avec Dan Fone à la guitare et Paul Lockey (qui avait joué avec Gammond dans Band of Joy) au chant. Un troisième album, Smoking Mixture, sortit en 1973, mais sans succès, mettant ainsi un terme à la discographie du groupe.

bronco




vendredi 23 janvier 2026

DETECTIVE

 







IT TAKES ONE TO KNOW ONE
1977
U.K.

MUSICIENS :
Tony Kaye — keyboards
Michael Des Barres — lead vocals
Jon Hyde — drums, percussion, vocals
Michael Monarch — guitars
Bobby Pickett — bass, vocals

TITRES :
1. Help Me Up
2. Competition
3. Are You Talkin’ To Me?
4. Dynamite
5. Something Beautiful
6. Warm Love
7. Betcha Won’t Dance
8. Fever
9. Tear Jerker
Detective ne s’est pas trouvé davantage de personnalité sur ce It Takes One To Know One. La différence majeure par rapport au premier est qu’à présent le groupe oscille entre titres influencés par Rod Stewart et Led Zeppelin, là où le premier se divisait entre titres inspirés par Led Zeppelin et titres Soul Rock. Qui plus est, si les morceaux sont bons, ils ne sont pas non plus suffisamment marquants pour que l’on puisse passer au dessus du manque de personnalité. Au final, comme pour le premier, il s’agit d’un album agréable, bien fichu mais assurément pas un incontournable. Malgré cela, sans doute du fait d’une tournée en première partie de Kiss, l’album se vendit un peu mieux mais pas assez pour parler de succès. Au sein du groupe, le découragement menaçait, et après un troisième album avorté et un live enregistré en studio, chacun partira de son côté. (HardRock80)