Affichage des articles dont le libellé est POP-ROCK. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est POP-ROCK. Afficher tous les articles

vendredi 4 septembre 2026

SPARKS

 






PROPAGANDA
1974
U.S.

MUSICIENS :
Russell Mael – vocals
Ron Mael – keyboards
Trevor White – guitar
Ian Hampton – bass
Norman "Dinky" Diamond – drums
Adrian Fisher – guitar

TITRES :
1. Propaganda
2. At Home, At Work, At Play
3. Reinforcements
4. BC
5. Thanks But No Thanks
6. Don't Leave Me Alone With Her
7. Never Turn Your Back On Mother Earth
8. Something For The Girl With Everything
9. Achoo
10. Who Don't Like Kids
11. Bon Voyage 

Bonus:
12. Alabamy Right (B-side)
13. Marry Me (B-side)
Sorti la même année que " Kimono My House ", prouesse qui soit dit en passant n'est pas donnée au premier quidam, Propaganda enchantera vos sens en suspens de manière similaire. 
Petite démonstration sympathique de la maturité musicale des frères Mael ; et bon dieu, d'où leur vient toute cette énergie créatrice. 
Russell reste brillant aux chants et Ron connait déjà pas mal de recettes sonores qui émoustillent nos oreilles devenues, avec l'âge, sélectives et rancunières.

A l'instar des précédents LP, Propaganda comporte quelques mots en français ( Bon Voyage ), incontestablement un petit clin d'oeil à la littérature de nos grands auteurs des siècles passés. (Bonnet Gilles)


vendredi 28 août 2026

SPARKS

 





KIMONO MY HOUSE
1974
U.S.

MUSICIENS :
Russell Mael – vocals
Ron Mael – keyboards
Martin Gordon – bass guitar
Adrian Fisher – guitar
Norman "Dinky" Diamond – drums, percussion, castanets

TITRES :
1. This Town Ain't Big Enough For The Both Of Us
2. Amateur Hour
3. Falling In Love With Myself Again
4. Here In Heaven
5. Thank God It's Not Christmas
6. Hasta Mañana Monsieur
7. Talent Is An Asset
8. Complaints
9. In My Family
10. Equator
Dandysme, voix haut perchée, textes au-delà du réel.. 
 Les frères Sparks (Ron le moustachu et Russell le playboy) n'en étaient pas à leur coup d'essai lorsqu'ils sortirent "This Town Ain't Big Enough For The Both Of Us", improbable histoire d'un amour traité comme duel au soleil dans un western hallucinogène.
 "Kimono My House", produit par Muff Winwood (le frère de Stevie), contient dix morceaux qui planent tous aussi haut que le fracassant single d'ouverture. 
Avec un timbre opératique ne reculant pas devant la voix fausset, Russell Mael ferait passer n'importe quoi. D'ailleurs, il ne se gêne pas pour faire éclater les limites étroites de la thématique pop : qui d'autre serait capable de chanter "Here In Heaven", histoire d'un Roméo coincé au paradis se lamentant que Juliette ait brisé le pacte et que la santé de sa belle la prévienne de le rejoindre. Ici il y a beaucoup de choses à voir! Et une vue panoramique de l'univers qui nous entoure/ Et ici on ne peut pas acheter de souvenir, car on n'en revient jamais, jamais... 
Le vocabulaire exotique épice les créations sparksiennes ("Hasta Mañana Monsieur") et les hommes célèbres de l'Histoire du Monde deviennent des personnages de comptines pop, tel Albert Einstein dont le récit de la jeunesse studieuse est narré dans "Talent Is An Asset", le titre rimant avec "and little Albert has it".
 Les guitares tonitruantes aux reflets glitter sont l'ossature de "Kimono My House", et les vingt années suivantes verront les frères Mael se diriger vers les orchestrations synthétiques, notamment sous les bons auspices du producteur Giorgio Moroder pour "N° 1 In Heaven" et "Terminal Jive". Ici, dans un contexte seventies, la magie fonctionne à plein, même si la richesse des textes et des compositions crée un léger décalage avec l'orchestration musclée. (Rock & Folk HS n° 30) 







dimanche 19 juillet 2026

SPARKS

 






A WOOFER IN TWEETER'S CLOTHING
1972
U.S.

MUSICIENS :
Russell Mael - vocals
Ron Mael - keyboards
Earle Mankey - guitar
Jim Mankey - bass
Harley Feinstein - drums

TITRES :
1. Girl From Germany
2. Nothing Is Sacred
3. Beaver O'Lindy
4. Here Comes Bob
5. Moon Over Kentucky
6. Do Re Mi
7. Angus Desire
8. Underground
9. The Louvre
10. Batteries Not Included
11. Whippings And Apologies
Deuxième opus culte et avant leur fameuse trilogie anglaise, les Sparks nous gratifient d'un album tout simplement hallucinant d'inspiration et d'innovation. Les frères Mael, souvent copiés par les plus grands (Queen, Bowie, etc...), mais jamais égalés, sauf par eux-même, et particulièrement dans leurs trois chefs-d'oeuvres suivants, les meilleurs de toute leur longue carrière : le cultissime "Kimono my house" (et son non moins culte "This town ain't big enough for both of us", qui a été et reste encore aujourd'hui une référence indétronable dans son invraisemblable structure musicale et lyrique), le superbe "Propaganda" et l'exceptionnel "Indiscreet".
Est-ce de la pop ? Du rock ? Du glam/rock ? Impossible de les à situer exactement, tant les deux frères s'ingénuent à brouiller les pistes musicales, sonores et harmoniques, avec une facilité déconcertante et pour notre plus grand bonheur. (Martin Fennec)






samedi 13 juin 2026

10cc

 





BLOODY TOURISTS
1978
U.K.

MUSICIENS :
Stuart Tosh - drums, backing vocals, tambourine
Rick Fenn - electric guitar, backing vocals, organ, Moog
Eric Stewart - electric piano, backing vocals, organ
Graham Gouldman - lead vocals, bass, electric guitar, cabasa, backing vocals
Kate Spath - cello
Tony Spath - backing vocals

TITRES :
1. Dreadlock Holiday
2. For You and I
3. Take These Chains
4. Shock on the Tube (Don't Want Love)
5. Last Night
6. Anonymous Alcoholic
7. Reds in My Bed
8. Lifeline
9. Tokyo
10. Old Mister Time
11. From Rochdale to Ocho Rios
12. Everything You Wanted to Know About!!!
Bloody Tourists est le sixième album studio du groupe de rock anglais 10cc, sorti fin 1978, et le second paru après le départ de Kevin Godley et Lol Creme.
Le single Dreadlock Holiday se classe no 1 au Royaume-Uni.




vendredi 5 juin 2026

10CC

 






DECEPTIVE BENDS
1977
U.K.

MUSICIENS :
Eric Stewart - lead guitar, lead vocals, piano, Moog, backing vocals, slide guitar, organ, electric piano, guitar, whistle, maracas, electric guitar
Graham Gouldman - bass guitar, lead guitar, electric guitar, tambourine, backing vocals, string bass, hand claps, acoustic guitar, lead vocals, harmony vocals, Dobro, organ, triangle, guiro, 12 string guitar, autoharp
Paul Burgess - drums, tambourine, piano, cabasa, hand claps, gong, sound effects, conga, triangle, bell tree, roto toms, wood block, vibraphone, a-go-go bells, congas, claves
Del Newman - strings
Jean Alain Roussel - keyboards
Tony Spath - piano, oboe

TITRES :
1. Good Morning Judge
2. The Things We Do For Love
3. Marriage Bureau Rendezvous
4. People In Love
5. Modern Man Blues
6. Honeymoon With B Troop
7. I Bought A Flat Guitar Tutor
8. You've Got A Cold
9. Feel The Benefit, Pt. 1-3:
- i) Reminisce And Speculate
- ii) "A" Latin Break
- iii) Feel The Benefit
Si vous êtes friand de ce genre de musique et que vous ne deviez acheter qu'un seul disque, jetez-vous sur le "Deceptive Bends" de 10 CC. 
Après le départ de Lol Creme et de Kevin Godley, grand chambardement, cela ne manque pas d'humour que d'intituler un nouvel album "Virages Décevants". Enôrme euphémisme !
Vous ne serez pas déçu : ce disque est une collection de morceaux d'anthologie; un "Best Of ..." de toute la pop-musique, des origines à nos jours. Faites l'expérience : vous posez le bras au hasard et, dans les trois secondes, vous entendez au moins un plan piqué aux génies, de Brian Wilson à Paul McCartney, sans parler des secondes séries, lequel plan est immédiatement transcendé par une éblouissante idée de prise de son ou (surtout) de mixage. Strawberry est un studio hanté, Eric Stewart et Graham Gouldman (ils font TOUT) sont des monstres.
Jetez-vous sur "Deceptive Bends", ils ont tout compris, et longtemps après que vous aurez terminé de recenser toutes les chansons qu'ils ont piratées, vous n'aurez même pas fini de vous régaler loin de là. Peut être l'un ses rares chefs-d’œuvre de la fin des années 70. Je pèse mes mots ; c'est de la taille d' "Abbey Road"! Et cette musique-ci n'est pas seulement anglaise ; elle est universelle. (MAGAZINE ROCK&FOLK JUIN 1977 N°125)

HIGH TIDE


mardi 30 décembre 2025

LAKE

 







LAKE II
1978
GERMANY - U.K.

MUSICIENS :
James Hopkins-Harrison - lead vocals
Geoffrey Peacey - guitar, keyboards, vocals
Detlef Petersen - keyboards, vocals
Alex Conti - guitar, vocals
Martin Tiefensee - bass
Dieter Ahrendt - percussion, drums

TITRES :
1. Welcome To The West
2. See Them Glow
3. Letters Of Love
4. Red Lake
5. Love's A Jailer
6. Lost By The Wayside
7. Highway 216
8. Angel In Disguise
9. Scoobie Doobies
L'idée, répandue dans certains milieux, que Lake soit un groupe progressif est erronée (du moins en ce qui concerne cet album). Ce n'est même pas de la pop progressive. L'étiquette « prog » ne me dérange pas outre mesure, car elle découle d'une volonté de préserver l'œuvre sous-estimée de Lake, et cette étiquette leur confère un certain prestige.
Mais si l'on veut défendre Lake II comme un album pop/rock progressif, il faut aussi défendre les Doobies, Elton John (dont le style est imité de façon convaincante sur « Red Lake ») et une foule d'autres groupes des années 70. On y trouve quelques passages légèrement progressifs comme « Scoobie Doobies » (intéressant, car c'est la première fois, à ma connaissance, que ce nom est utilisé directement pour désigner le cannabis) et « Welcome to the West » (le meilleur morceau de l'album)

metro




10CC

 






HOW DARE YOU
1976
U.K.

MUSICIENS :
Lol Creme – guitar, keyboards, vocals
Kevin Godley – drums, vocals
Graham Gouldman – bass, vocals
Eric Stewart – guitar, keyboards, vocals

TITRES : 
1. How Dare You
2. Lazy Ways
3. I Wanna Rule The World
4. I'm Mandy Fly Me
5. Iceberg
6. Art for Art's Sake
7. Rock 'n' Roll Lullaby
8. Head Room
9. Don't Hang Up

Bonus:
10. Get It While You Can 
 C'est l'histoire de 10cc, du vrai, celui qui, quatre splendides albums durant, lors de 70s souvent plus préoccupés par les joutes électriques de Deep Purple, Black Sabbath ou Led Zeppelin (pour ne citer qu'eux) ou les développements musicaux complexes et parfois ampoulés de la vague progressive.
Quelle injustice quand on tient, en substance, la descendance la plus légitime des Fab Four autant que le parent putatif d'un autre géant de la pop anglaise, XTC, qui saura s'inspirer, sans copier évidemment, de cette lecture transversale d'un idiome pourtant bien connu et prétendument figé. Parce que 10cc sont des malins qui savent s'amuser avec une grammaire qu'ils aiment à triturer dans des chansons, il faut le dire, assez irrésistibles et débordantes de trouvailles harmoniques jubilatoires. Des exemples ?, juste deux pour vous mettre en appétit alors, avec I Wanna Rule the World aux paroles malines et décalées (l'histoire d'un dictateur en devenir), aux riffs accrocheurs et délicieux assemblages vocaux et Iceberg (qui parle de frigidité, il fallait oser !) qui flirte avec le jazz (cette mélodie de chant) en restant fondamentalement pop qui, pour la moyenne des laborieux, s'étireraient sur quelques chansons et son concentrées ici en à peine quatre minutes d'authentique magie. Voilà, c'est ça le 10cc de la période glorieuse, une formation qui semble dégouliner d'excellentes idées bien menée qu'elle est par quatre musiciens aussi complémentaires qu'inspirés.
Evidemment, Après How Dare You!, avec le départ de Kevin Godley et Lol Creme, ne sera jamais plus pareil même s'il restera quelques très jolis moments dans chacun des opus de la formation, mais plus jamais du niveau de ce carré d'as originaux dont on n'a de cesse de recommander l'écoute à tous les amateurs de pop intelligente et créative. (Melomania)

metro