KIMONO MY HOUSE
1974
U.S.
MUSICIENS :
Russell Mael – vocalsRon Mael – keyboards
Martin Gordon – bass guitar
Adrian Fisher – guitar
Norman "Dinky" Diamond – drums, percussion, castanets
TITRES :
1. This Town Ain't Big Enough For The Both Of Us2. Amateur Hour
3. Falling In Love With Myself Again
4. Here In Heaven
5. Thank God It's Not Christmas
6. Hasta Mañana Monsieur
7. Talent Is An Asset
8. Complaints
9. In My Family
10. Equator
Les frères Sparks (Ron le moustachu et Russell le playboy)
n'en étaient pas à leur coup d'essai lorsqu'ils sortirent "This Town
Ain't Big Enough For The Both Of Us", improbable histoire d'un amour
traité comme duel au soleil dans un western hallucinogène.
"Kimono My House", produit par Muff Winwood (le frère de
Stevie), contient dix morceaux qui planent tous aussi haut que le
fracassant single d'ouverture.
Avec un timbre opératique ne reculant pas devant la voix fausset,
Russell Mael ferait passer n'importe quoi. D'ailleurs, il ne se gêne
pas pour faire éclater les limites étroites de la thématique pop :
qui d'autre serait capable de chanter "Here In Heaven", histoire
d'un Roméo coincé au paradis se lamentant que Juliette ait brisé le
pacte et que la santé de sa belle la prévienne de le rejoindre. Ici
il y a beaucoup de choses à voir! Et une vue panoramique de
l'univers qui nous entoure/ Et ici on ne peut pas acheter de
souvenir, car on n'en revient jamais, jamais...
Le vocabulaire exotique épice les créations sparksiennes ("Hasta
Mañana Monsieur") et les hommes célèbres de l'Histoire du Monde
deviennent des personnages de comptines pop, tel Albert Einstein
dont le récit de la jeunesse studieuse est narré dans "Talent Is An
Asset", le titre rimant avec "and little Albert has it".
Les guitares tonitruantes aux reflets glitter sont l'ossature
de "Kimono My House", et les vingt années suivantes verront les
frères Mael se diriger vers les orchestrations synthétiques,
notamment sous les bons auspices du producteur Giorgio Moroder pour
"N° 1 In Heaven" et "Terminal Jive". Ici, dans un contexte
seventies, la magie fonctionne à plein, même si la richesse des
textes et des compositions crée un léger décalage avec
l'orchestration musclée. (Rock & Folk HS n° 30)


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