vendredi 28 août 2026

SPARKS

 





KIMONO MY HOUSE
1974
U.S.

MUSICIENS :
Russell Mael – vocals
Ron Mael – keyboards
Martin Gordon – bass guitar
Adrian Fisher – guitar
Norman "Dinky" Diamond – drums, percussion, castanets

TITRES :
1. This Town Ain't Big Enough For The Both Of Us
2. Amateur Hour
3. Falling In Love With Myself Again
4. Here In Heaven
5. Thank God It's Not Christmas
6. Hasta Mañana Monsieur
7. Talent Is An Asset
8. Complaints
9. In My Family
10. Equator
Dandysme, voix haut perchée, textes au-delà du réel.. 
 Les frères Sparks (Ron le moustachu et Russell le playboy) n'en étaient pas à leur coup d'essai lorsqu'ils sortirent "This Town Ain't Big Enough For The Both Of Us", improbable histoire d'un amour traité comme duel au soleil dans un western hallucinogène.
 "Kimono My House", produit par Muff Winwood (le frère de Stevie), contient dix morceaux qui planent tous aussi haut que le fracassant single d'ouverture. 
Avec un timbre opératique ne reculant pas devant la voix fausset, Russell Mael ferait passer n'importe quoi. D'ailleurs, il ne se gêne pas pour faire éclater les limites étroites de la thématique pop : qui d'autre serait capable de chanter "Here In Heaven", histoire d'un Roméo coincé au paradis se lamentant que Juliette ait brisé le pacte et que la santé de sa belle la prévienne de le rejoindre. Ici il y a beaucoup de choses à voir! Et une vue panoramique de l'univers qui nous entoure/ Et ici on ne peut pas acheter de souvenir, car on n'en revient jamais, jamais... 
Le vocabulaire exotique épice les créations sparksiennes ("Hasta Mañana Monsieur") et les hommes célèbres de l'Histoire du Monde deviennent des personnages de comptines pop, tel Albert Einstein dont le récit de la jeunesse studieuse est narré dans "Talent Is An Asset", le titre rimant avec "and little Albert has it".
 Les guitares tonitruantes aux reflets glitter sont l'ossature de "Kimono My House", et les vingt années suivantes verront les frères Mael se diriger vers les orchestrations synthétiques, notamment sous les bons auspices du producteur Giorgio Moroder pour "N° 1 In Heaven" et "Terminal Jive". Ici, dans un contexte seventies, la magie fonctionne à plein, même si la richesse des textes et des compositions crée un léger décalage avec l'orchestration musclée. (Rock & Folk HS n° 30) 







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