mardi 30 décembre 2025

EAGLES

 






ONE OF THESE NIGHTS
1975
U.S.

MUSICIENS :
Don Henley – lead vocals, drums
Glenn Frey – piano, backing vocals
Don Felder – lead guitar, rhythm guitar
Randy Meisner – bass guitar, backing vocals
Bernie Leadon – rhythm guitar, backing vocals

TITRES :
1. Lyin Eyes
2. Take It To The Limit
3. Too Many Hands
4. Hollywood Waltz
5. Journey Of The Sorcerer
6. I Wish You Peace
7. Visions
8. One Of These Nights
9. After The Thrill Is Gone
Sur cet album, le groupe évolue et s'éloigne encore un peu plus de ses racines country, mais il trouve un équilibre entre country/rock/musique psyché, et garde une ambiance un peu "western/grands espaces". Il a un petit quelque chose de plus qu'Hotel California qui le rend exceptionnel.





LAKE

 







LAKE II
1978
GERMANY - U.K.

MUSICIENS :
James Hopkins-Harrison - lead vocals
Geoffrey Peacey - guitar, keyboards, vocals
Detlef Petersen - keyboards, vocals
Alex Conti - guitar, vocals
Martin Tiefensee - bass
Dieter Ahrendt - percussion, drums

TITRES :
1. Welcome To The West
2. See Them Glow
3. Letters Of Love
4. Red Lake
5. Love's A Jailer
6. Lost By The Wayside
7. Highway 216
8. Angel In Disguise
9. Scoobie Doobies
L'idée, répandue dans certains milieux, que Lake soit un groupe progressif est erronée (du moins en ce qui concerne cet album). Ce n'est même pas de la pop progressive. L'étiquette « prog » ne me dérange pas outre mesure, car elle découle d'une volonté de préserver l'œuvre sous-estimée de Lake, et cette étiquette leur confère un certain prestige.
Mais si l'on veut défendre Lake II comme un album pop/rock progressif, il faut aussi défendre les Doobies, Elton John (dont le style est imité de façon convaincante sur « Red Lake ») et une foule d'autres groupes des années 70. On y trouve quelques passages légèrement progressifs comme « Scoobie Doobies » (intéressant, car c'est la première fois, à ma connaissance, que ce nom est utilisé directement pour désigner le cannabis) et « Welcome to the West » (le meilleur morceau de l'album)

metro




SUPERTRAMP

 





CRIME OF THE CENTURY
1974
U.K.

MUSICIENS :
Rick Davies – vocals, keyboards, harmonica
Roger Hodgson – vocals, guitar, pianos
John Anthony Helliwell – saxophones, clarinet, backing vocals
Dougie Thomson – bass guitar
Bob Siebenberg (credited as Bob C. Benberg) – drums, percussion

With:
Christine Helliwell – backing vocals (3)
Vicky Siebenberg – backing vocals (3)
Anonymous street musician – musical saw (3)
Ken Scott – water gong (8)

TITRES :
1. School
2. Bloody Well Right
3. Hide In Your Shell
4. Asylum
5. Dreamer
6. Rudy
7. If Everyone Was Listening
8. Crime Of The Century
En 1972-73, Roger Hodgson et Rick Davies les deux rescapés du premier Supertramp sont au plus mal: après deux albums qui n'ont pas du tout marché, ils sont fauchés mais vont réussir quand même à engager trois nouveaux musiciens et Ken Scott ( Bowie ) aux manettes. De leur retraite à la campagne va sortir le concept album Crime of the Century qui va casser la baraque.
Son homogénéïté, la qualité du son et des compos en fait un peu leur Dark Side of The Moon à eux. Si on arrive à passer sur la voix surraigue de Roger Hodgson ( je sais, c'est dur pour certains ! ) heureusement relayée par celle plus rockailleuse de Rick Davies, ce disque s'écoute très bien en faisant abstraction des succès un peu trop commerciaux à venir .
Les morceaux s'enchaînent comme dans un rêve nocturne. Les musiciens sont excellents, jamais virtuoses mais toujours très efficaces, la rythmique est très en place et super swinguante ( bassiste et batteurs étaient des fans de jazz ). (hervé j.)

wallenstein



10CC

 






HOW DARE YOU
1976
U.K.

MUSICIENS :
Lol Creme – guitar, keyboards, vocals
Kevin Godley – drums, vocals
Graham Gouldman – bass, vocals
Eric Stewart – guitar, keyboards, vocals

TITRES : 
1. How Dare You
2. Lazy Ways
3. I Wanna Rule The World
4. I'm Mandy Fly Me
5. Iceberg
6. Art for Art's Sake
7. Rock 'n' Roll Lullaby
8. Head Room
9. Don't Hang Up

Bonus:
10. Get It While You Can 
 C'est l'histoire de 10cc, du vrai, celui qui, quatre splendides albums durant, lors de 70s souvent plus préoccupés par les joutes électriques de Deep Purple, Black Sabbath ou Led Zeppelin (pour ne citer qu'eux) ou les développements musicaux complexes et parfois ampoulés de la vague progressive.
Quelle injustice quand on tient, en substance, la descendance la plus légitime des Fab Four autant que le parent putatif d'un autre géant de la pop anglaise, XTC, qui saura s'inspirer, sans copier évidemment, de cette lecture transversale d'un idiome pourtant bien connu et prétendument figé. Parce que 10cc sont des malins qui savent s'amuser avec une grammaire qu'ils aiment à triturer dans des chansons, il faut le dire, assez irrésistibles et débordantes de trouvailles harmoniques jubilatoires. Des exemples ?, juste deux pour vous mettre en appétit alors, avec I Wanna Rule the World aux paroles malines et décalées (l'histoire d'un dictateur en devenir), aux riffs accrocheurs et délicieux assemblages vocaux et Iceberg (qui parle de frigidité, il fallait oser !) qui flirte avec le jazz (cette mélodie de chant) en restant fondamentalement pop qui, pour la moyenne des laborieux, s'étireraient sur quelques chansons et son concentrées ici en à peine quatre minutes d'authentique magie. Voilà, c'est ça le 10cc de la période glorieuse, une formation qui semble dégouliner d'excellentes idées bien menée qu'elle est par quatre musiciens aussi complémentaires qu'inspirés.
Evidemment, Après How Dare You!, avec le départ de Kevin Godley et Lol Creme, ne sera jamais plus pareil même s'il restera quelques très jolis moments dans chacun des opus de la formation, mais plus jamais du niveau de ce carré d'as originaux dont on n'a de cesse de recommander l'écoute à tous les amateurs de pop intelligente et créative. (Melomania)

metro



CAN

 






FLOW MOTION
1976
GERMANY

MUSICIENS :
Michael Karoli - guitar, slide guitar & violin (2), baglama (3), noises (6), lead (2,3) & backing (1,4,7) vocals
Irmin Schmidt - keyboards, Alpha 77 custom-built synth, lead (5) & backing (1,4) vocals
Holger Czukay - bass, djin (6), backing vocals (1,4,6)
Jaki Liebezeit - drums, percussion, backing vocals (1,4)

With:
Peter Gilmour - lead vocals (1,4)
René Tinner - lead vocals (1,4)

TITRES :
1. I Want More
2. Cascade Waltz
3. Laugh Until You Cry
4. ...And More
5. Babylonian Pearl
6. Smoke EFS No. 59
7. Flow Motion
S'attaquer à un disque de Can c'est forcément se préparer à écouter des plages expérimento-délirante. Les allemands se tournent vers la world music, principalement du coté de la Jamaïque et de son reggae, pour y insérer leurs doses de psychédélisme et nous sortir ce qu'on pourrait voir comme des ébauches des travaux d'un grand groupe qui sortira quelques années plus tard : les Talking Heads. Il suffit d'enchaîner "I Want More" et "I Zimbra" pour s'apercevoir du lien de parenté évident. C'est d'ailleurs le meilleur titre de l'album. "Smoke" est également très bon avec une rythmique tribale à vous faire bouger les morts. Oui mais voila une fois passé ces deux titres c'est à peu prés fini de l'intéressant. Malgré quelques envolées d'anthologie ou les guitares et les instruments roots se mêlent dans une joyeuse pagaille frisant le non sens musical, Can peine à sortir un titre transcendant du début à la fin. Sur "Cascade Waltz" on tombe carrément dans la faute de goût.

Pour un bon mélange de rock et de reggae chercher plutôt du coté de The Police ou du Clash, mais si vous voulez en voir la face la plus barge c'est du coté de l'Allemagne qu'il faut chercher. (pingoindeservice)

tentacle



samedi 27 décembre 2025

LONG JOHN BALDRY

 





EVERYTHING STOPS FOR TEA
1972
U.K.

MUSICIENS :
John Baldry - vocals, guitar
Elton John - backing vocals (tracks 1, 3–5)
Rod Stewart - banjo and backing vocals on "Mother Ain't Dead"
Madeline Bell - backing vocals on "You Can't Judge a Book"
Jimmy Horowitz - organ on "You Can't Judge a Book"
Davey Johnstone - guitar, mandolin, piano (tracks 1–5)
Sam Mitchell - steel guitar on "Hambone"
Doris Troy - backing vocals on "You Can't Judge a Book" and "Lord Remember Me"
Ian Armit - piano (tracks 5, 6, 9, 11)
Ray Cooper - percussion (tracks 1, 4, 5)
Stefan Delft - viola on "Wild Mountain Thyme"
John Dentith - drums on "You Can't Judge a Book" and "Lord Remember Me"
James Litherland - guitar on "You Can't Judge a Book" and "Lord Remember Me"
Nigel Olsson - drums
John Porter - bass guitar on "Hambone"
Klaus Voormann - bass guitar
Barry St. John - backing vocals on "Lord Remember Me"
Terry Stannard - drums on "Hambone"
Liza Strike - vocals, backing vocals (tracks 6, 7, 10)
Micky Waller - percussion on "You Can't Judge a Book"
Bob Weston - guitar on "You Can't Judge a Book" and "Lord Remember Me"
Bill Smith - bass guitar on "You Can't Judge a Book" and "Lord Remember Me"

TITRES :
1. [Intro] Come Back Again
2. Seventh Son
3. Wild Mountain Thyme
4. Iko Iko
5. Jubilee Cloud
6. Everything Stops for Tea
7. You Can't Judge a Book
8. Mother Ain't Dead
9. Hambone
10. Lord Remember Me
Passé par l’Alexis Korner Blues Incorporated, comme les Cyril Davies, Charlie Watts, Jack Bruce, Dick Heckstall-Smith, Ginger Baker, Graham Bond, Danny Thompson (j’en passe et des aussi prestigieux), résident d’honneur du Marquee Club londonien où il a assuré plus de 200 concerts en une douzaine d’années, le smart Long John Baldry n’a pourtant pas eu la carrière commerciale à la hauteur de son talent.
Long John, comme on dit, ne fait pas le voyage à vide ; il sollicite pour la circonstance la fine fleur des musiciens de sa connaissance. Direction Londres où s’enregistre en janvier et février 72 ce disque qui sera publié au printemps de la même année et dans le sillage duquel LJB entame une tournée de promotion qui le conduit en Amérique du Nord.

Dans l’arrière-boutique de ce disque produit par Stewart et John (à chacun sa face), il y a de quoi faire entre les deux excellentes reprises de Willie Dixon (Seventh Son et le boogie You Can’t Judge A Book), l’entraînant caribéen Iko Iko, le traditionnel scottish Wild Mountain Thyme adapté à la sauce Baldry, l’acoustique Mother Ain’t Dead, vieille chanson folklorique qu’il partage au chant avec Rod Stewart, présentement banjoïste (le fait est suffisamment rare pour en profiter), Hambone, Come Back Again à propos duquel il faut relever la prestation de guitare de Davey Johnstone et le blues-rock Jubilee Cloud. John Baldry y affiche une forme olympique. En soutien, il dispose d’une équipe rodée et inspirée qui tire l’album vers le haut.

GOLDEN EARRING



jeudi 25 décembre 2025

MAGAZINE

 






REAL LIFE
1978
U.K.

MUSICIENS :
Howard Devoto – vocals
John McGeoch – guitar, saxophone
Barry Adamson – bass guitar
Dave Formula – keyboards
Martin Jackson – drums

TITRES :
1. Definitive Gaze
2. My Tulpa
3. Shot By Both Sides
4. Recoil
5. Burst
6. Motorcade
7. The Great Beautician In The Sky
8. The Light Pours Out Of Me
9. Parade
Le groupe a été fondé en 1977 par le guitariste John McGeoch et le chanteur Howard Devoto, ancien membre des Buzzcocks. Celui-ci est le leader manifeste, son départ en 1981 ayant signé la fin de Magazine, qui ne s'est reformé qu'en 2009.
Ici se côtoient des passages très électroniques, des guitares hypnotiques, un chant amer, du piano... la musique est parfois proche du punk, parfois du glam rock de Bowie et Roxy Music, voire de la musique de surf, tout en préfigurant les Simple Minds et le rock alternatif. Cet éclectisme est pourtant relatif car l'ambiance est assez constante, à la fois sombre, amère, rêveuse et satirique.
Real Life est donc un témoignage essentiel de cette époque si chahutée de l'histoire du rock. S'il est un peu décousu et inégal, la musique y est globalement brillante tandis que les paroles de Devoto sont très recherchées. Un tel effort doit être salué et apprécié à sa juste valeur. Et Magazine n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. (Forces Parallèles)