INDISCREET
1975
U.S.
MUSICIENS :
Russell Mael – vocals
Ron Mael – keyboards
Ian Hampton – bass
Trevor White – guitar
Norman "Dinky" Diamond – drums
With:
Mike Piggott – fiddle on "It Ain't 1918"
Tony Visconti – orchestral arrangements
TITRES :
1. Hospitality On Parade 2. Happy Hunting Ground
3. Without Using Hands
4. Get In The Swing
5. Under The Table With Her
6. How Are You Getting Home?
7. Pineapple
8. Tits
9. It Ain't 1918
10. The Lady Is Lingering
11. In The Future
12. Looks, Looks, Looks
13. Miss The Start, Miss The End
Bonus:
14. Profile (B-side)
15. I Wanna Hold Your Hand (Single)
16. England (B-side)
14. Profile (B-side)
15. I Wanna Hold Your Hand (Single)
16. England (B-side)
Connus en France pour leur tube électropop When I'm With You (1980) et leur collaboration avec les Rita Mitsouko sur l'album Marc&Robert (1988), les Sparks, formés à Los Angeles par les frères Ron et Russel Mael, ont marqué la scène glam-rock des années 70 avec trois albums mythiques enregistrés à Londres : Kimono My House (1974), Propaganda (1974) et Indiscreet (1975).
Contrairement à ses deux prédécesseurs, Indiscreet fut un crash commercial, ironiquement annoncé par la pochette.
Bien qu'il reste fidèle à l'ADN du duo (richesse mélodique des compositions de Ron aux claviers, paroles déjantées, virtuosité et excentricité de Russel au chant), l'album a de quoi dérouter.
A l'exception de quelques titres de facture pop-rock classique (Happy Hunting Ground, The Lady is Lingering, Profile, In The Future, How Are You Getting Home ? repris sur la bande originale du film Holy Motors de Léos Carax), Indiscreet brouille les pistes, avec des ambiances évoquant tour à tour la fête foraine (Get in the Swing), la marche militaire (Hospitality On Parade), le cabaret (Without Using Hands, Tits), la musique de chambre (Under The Table With Her), l'opérette (Pineapple), la country (It Ain't 1918), le big band de jazz (Looks, Looks, Looks), la musique baroque (Miss The Start, Miss The End) ou le numéro de crooner (I Wanna Hold Your Hand, reprise improbable des Beatles).
Loin d'être kitsch ou ampoulé, le résultat se révèle espiègle et enlevé, grâce notamment à la production et aux arrangements de Tony Visconti, qui réussit à canaliser l'exubérance du groupe - faisant d'Indiscreet l'un des meilleurs, sinon le meilleur album des Sparks. (Luc Delangle)


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