mercredi 22 juillet 2026

VAN DER GRAAF GENERATOR

 





THE QUIET ZONE
THE PLEASURE DOME
1977
U.K.

MUSICIENS :
Peter Hammill – vocals, electric and acoustic guitars, piano
Graham Smith – violin
Nic Potter – bass guitar
Guy Evans – drums, percussion

With: 
David Jackson – saxophone (1, 7, 9)
Charles Dickie - Synthesizers (bonus tracks 10, 12)

TITRES :
- The Quiet Zone (LP side 1):
1. Lizard Play
2. The Habit of the Broken Heart
3. The Siren Song
4. Last Frame

- The Pleasure Dome (LP side 2):
5. The Wave 
6. Cat's Eye / Yellow Fever (Running)
7. The Sphinx in the Face
8. Chemical World 
9. The Sphinx Returns 

Bonus:
10. Door (studio version)
11. The Wave (instrumental demo)
12. Ship of Fools (1977 French single B-side)
VDGG
Il ne faut que les premières mesures de "Lizard Play" pour se convaincre que, si le son a changé, la musique demeure. en ce sens que l'inspiration d'artistes comme Peter Hammill subit une constante évolution, mais limitée aux seules perspectives de son univers intérieur, de sa sensibilité. Ainsi peut-il exprimer des climats, des paysages un peu différents ; l'horizon, quoi qu'il arrive, reste intangible. Les inquiétudes qu'une certaine frange de ses admirateurs a pu nourrir dans l'attente de cet album auront donc été vaines, et manifesteraient à la limite une méconnaissance du personnage. 
En se séparant de Hugh Banton et David Jackson, Hammill ne compromettait en rien la démarche d'un groupe qui n'a jamais eu d'autre rôle que d'être l'interprète efficace et compétent de la musique de son leader. Mais chacun est naturellement en droit de regretter le départ des deux précités qui, depuis des années, avaient contribué à façonner une image, un son - on y revient - caractéristiques.

"The Quiet Zone" ne nous propose rien que l'on ne connaisse déjà ; une musique à la fois extrêmement riche et généreuse, mais tendue, exacerbée d'une intensité rare. Et tellement originale et inattendue, bien que l'on en connaisse toutes les déterminations, que l'on ne peut s'empêcher de penser qu'elle se situe à des lieues du reste de la production habituelle. Enfin, Peter Hammill possède une voix extraordinaire, dont il use avec une sorcellerie qui laisse pantois pour peu que l'on cesse de se référer aux éternels chanteurs qui tiennent le haut des charts. Une voix magnifique où les émotions les plus divers acquièrent une force, une beauté peu commune. Lorsque tout cela est mis au profit d'un talent poétique flamboyant, on s'inquiète de l'apathie méprisante que la plupart manifestent à l'égard d'un groupe qui aura toujours réussi à être exceptionnel.
 (MAGAZINE ROCK&FOLK NOVEMBRE 1977 N°130)

VDGG

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